{"id":40,"date":"2015-09-03T09:23:06","date_gmt":"2015-09-03T09:23:06","guid":{"rendered":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/?page_id=40"},"modified":"2015-09-03T09:25:46","modified_gmt":"2015-09-03T09:25:46","slug":"inside-expositionpalais-de-tokyo","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/?page_id=40","title":{"rendered":"Inside (expo), palais de Tokyo"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\"><span class=\"ContentBox\"><strong>D&rsquo;une exposition \u00e0 une journ\u00e9e de d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Le palais de Tokyo proposait une exposition INSIDE visible de Octobre 2014 \u00e0 Janvier 2015. INSIDE est un parcours \u00e0 travers des \u0153uvres invitant le spectateur \u00e0 immersion introspective.(dans lesquelles le spectateur est immerg\u00e9, le conduisant alors vers une introspection.) Une invitation \u00e0 la rencontre d&rsquo;un espace int\u00e9rieur tant physique, voir m\u00eame physiologique et psychique.<\/p>\n<p>(chacun vient rencontrer son espace int\u00e9rieur autant physique que psychique (si tant est que nous s\u00e9parons encore le corps et l&rsquo;esprit)).<\/p>\n<p>La premi\u00e8re \u0153uvre en suspension au dessus de l&rsquo;accueil, relie diff\u00e9rents poteaux de construction du palais tel un tissu conjonctif transparent. Chacun peut entrer et \u00e9voluer dans cette espace amovible au dessus du vide. Du bas de l&rsquo;accueil, nous entendons les amusements, rires, et peurs des corps situ\u00e9s au dessus dans cette toile.<\/p>\n<p>Plus bas dans une autre salle, une cabane en bois fen\u00eatre ouverte. Une table au centre, une cruche sur la table. Un tabouret. Un banc. Une lampe industrielle \u00e9claire depuis le plafond le dessus de la table. Et une pluie incessante venant du plafond mart\u00e8le le sol, les objets et remplit la cruche d&rsquo;eau qui d\u00e9borde. Des gouttes perlent un peu partout et l&rsquo;odeur de l&rsquo;humidit\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 une fra\u00eecheur, emplit l&rsquo;espace au tour duquel le spectateur d\u00e9ambule.<\/p>\n<p>Les \u0153uvres r\u00e9sonnent ainsi avec une partie de nous m\u00eame. Nous zoomons d&rsquo;un espace interne microscopique, \u00e0 l&rsquo;immensit\u00e9 de l&rsquo;espace psychique, dont les contours sont moins palpables, et qui n&rsquo;existe que pour celui qui veut bien s&rsquo;y aventurer (seul nous nous autorisons \u00e0 ouvrir les portes.)<\/p>\n<p>INSIDE est le temps d&rsquo;un retour au corps et l&rsquo;exp\u00e9rience de soi m\u00eame. Un sentiment de d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration se produit dans ces environnements, dans lesquels se fait alors l&rsquo;\u00e9cho en soi d&rsquo;un monde interne, plus silencieux et lent que l&rsquo;espace urbain, qui sortit des murs du mus\u00e9e, va \u00e0 grand train satur\u00e9 nos sens. Cette exposition invite \u00e0 une m\u00e9ditation. La m\u00e9ditation qui depuis quelques ann\u00e9es trouve sa place dans nos soci\u00e9t\u00e9s occidentales. En faisant appelle \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience sensible, en s&rsquo;introduisant dans divers environnements, le corps prend le relais sur le cortical qui lui toujours d\u00e9j\u00e0 acc\u00e9l\u00e8re, pense, fait, projette dans le futur. Le monde ext\u00e9rieur est lui toujours d\u00e9j\u00e0 en acc\u00e9l\u00e9ration, en qu\u00eate de meilleur rendement tandis que le monde int\u00e9rieur est lui toujours d\u00e9j\u00e0 plus lent.<\/p>\n<p>L&rsquo;humain plong\u00e9 dans son environnement, une soci\u00e9t\u00e9 sans cesse en acc\u00e9l\u00e9ration ou le transfert d\u2019information, de r\u00e9seau ne cesse de s\u2019accro\u00eetre, la saturation d\u2019information op\u00e8re. Et le cerveau dans cette masse brasse avec plus ou moins de rapidit\u00e9 et de \u00ab stress \u00bb, mot couramment utilis\u00e9 et sources de tous les maux dont la m\u00e9decine ne saurait trouver d&rsquo;autres explications. Qu&rsquo;est-il vraiment ce stress ? Sinon une forme de r\u00e9ponse d&rsquo;un organisme \u00e0 un environnement.<\/p>\n<p>(Le monde a t-il donc un corps ? Quel est le corps du monde ? Si le monde a un corps, les arbres probablement seraient les poumons, la terre la m\u00e8re nourrici\u00e8re, les nappes phr\u00e9atiques les liquides vitaux, les champs d&rsquo;herbe la pilosit\u00e9 des espaces intimes&#8230; Et les humains que serions nous ? Un organe ? Une partie du cerveau ? Le cerveau sans doute, qui lui se met en branle et accro\u00eet sa capacit\u00e9 lorsqu&rsquo;il re\u00e7oit des stimuli ext\u00e9rieurs. Sommes nous pour autant le centre du monde ? )<\/p>\n<p>Alors cette exposition pour sa capacit\u00e9 \u00e0 m&rsquo;avoir fait vivre une exp\u00e9rience de d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration m&rsquo;am\u00e8ne \u00e0 la pens\u00e9e suivante :<\/p>\n<p>[ANNOTATION:BY &lsquo;Auteur inconnu&rsquo;ON &lsquo;2015-07-06T18:55:39<br \/>\n&lsquo;NOTE: &lsquo;\u00ab \u00ab A quoi vise l\u2019art, sinon \u00e0 nous montrer, dans la nature et dans l\u2019esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience? Le po\u00e8te et le romancier qui expriment un \u00e9tat d\u2019\u00e2me ne le cr\u00e9ent certes pas de toutes pi\u00e8ces ; ils ne seraient pas compris de nous si nous n\u2019observions pas en nous, jusqu\u2019\u00e0 un certain point, ce qu\u2019ils nous disent d\u2019autrui. Au fur et \u00e0 mesure qu\u2019ils nous parlent, des nuances d\u2019\u00e9motion et de pens\u00e9e nous apparaissent qui pouvaient \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9es en nous depuis longtemps mais qui demeuraient invisibles telle l\u2019image photographique qui n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 plong\u00e9e dans le bain o\u00f9 elle se r\u00e9v\u00e9lera. Le po\u00e8te est ce r\u00e9v\u00e9lateur. [\u2026]<\/p>\n<p>&lsquo;NOTE: \u00a0\u00bbNOTE: &lsquo;Remarquons que l\u2019artiste a toujours pass\u00e9 pour un \u00abid\u00e9aliste \u00bb. On entend par l\u00e0 qu\u2019il est moins pr\u00e9occup\u00e9 que nous du c\u00f4t\u00e9 positif et mat\u00e9riel de la vie. C\u2019est, au sens propre du mot, un \u00abdistrait \u00bb. Pourquoi, \u00e9tant plus d\u00e9tach\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9, arrive-t-il \u00e0 y voir plus de choses? On ne le comprendrait pas, si la vision que nous avons ordinairement des objets ext\u00e9rieurs et de nous-m\u00eames n\u2019\u00e9tait une vision que notre attachement \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, notre besoin de vivre et d\u2019agir, nous a amen\u00e9s \u00e0 r\u00e9tr\u00e9cir et \u00e0 vider. De fait, il serait ais\u00e9 de montrer que, plus nous sommes pr\u00e9occup\u00e9s de vivre, moins nous sommes enclins \u00e0 contempler, et que les n\u00e9cessit\u00e9s de l\u2019action tendent \u00e0 limiter le champ de la vision.<\/p>\n<p>&lsquo;NOTE: &lsquo; Henri Bergson. La pens\u00e9e et le mouvant, 1938. PUF, Quadrige1990. p.149 \u00e0 151. \u00bb&rsquo;]<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la journ\u00e9e de la femme, de la f\u00eate des m\u00e8res\/des p\u00e8res, du sida &#8230; nous pourrions cr\u00e9er une journ\u00e9e du ralenti , de la d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration. Chacun pourrait vivre au ralenti aller au travail en prenant 10 sec pour poser son talon, 20 sec pour transf\u00e9rer le poids de son corps jusqu&rsquo;\u00e0 son orteil, 3 sec pour le d\u00e9s\u00e9quilibre qui va engager le pas suivant, et recommencer la boucle de la marche. Et peut-\u00eatre qu&rsquo;arriv\u00e9 minuit, certains ne seraient pas encore \u00e0 la porte de leur bureau. Cette journ\u00e9e probablement commencerait avec beaucoup d&rsquo;ennui, d&rsquo;impatience de devoir se d\u00e9placer aussi lentement. Mais peut-\u00eatre que chacun puiserait dans ses ressources et d\u00e9velopperait des outils pour continuer le ralenti, et se l&rsquo;approprier. Chacun aurait la responsabilit\u00e9 de sa d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration. Quand aux enfants dont le ralenti leur est difficile, ils regarderaient pour une fois les adultes sans avoir la pression de devoir marcher, faire du v\u00e9lo ou savoir lire parce qu&rsquo;ils ont l&rsquo;\u00e2ge de \u2026<\/p>\n<p>Le lendemain tout reprendrait comme avant ou pas tout \u00e0 fait.\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&rsquo;une exposition \u00e0 une journ\u00e9e de d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration Le palais de Tokyo proposait une exposition INSIDE visible de Octobre 2014 \u00e0 Janvier 2015. INSIDE est un parcours \u00e0 travers des \u0153uvres invitant le spectateur \u00e0 immersion introspective.(dans lesquelles le spectateur est &hellip; <a href=\"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/?page_id=40\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":32,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/40"}],"collection":[{"href":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=40"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/40\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":44,"href":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/40\/revisions\/44"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/32"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/institut-nomade.org\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=40"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}